Aller au contenu

PV du CSE Séance du 24 février 2026

PV du CSE extraordinaire du 24 février 2026

Procès-verbal de la réunion extraordinaire du CSE de l'UES Euro Disney du 24 février 2026

L'index de l'égalité femmes-hommes 2025 atteint 99 sur 100 pour la 4e année, mais l'écart de salaire reste de 6,7 % chez les cadres de 50 ans et plus, et la directive européenne sur la transparence des salaires approche. Les élus ont aussi alerté sur les repas des équipes de World of Frozen et examiné les comptes du CSE.

Qui est concerné ?
Tous les salariés de l'UES Euro Disney.

En chiffres

  • 99 / 100à l'index de l'égalité professionnelle 2025, pour la 4e année consécutive
  • 600 000 €par an pour corriger les écarts de salaire non justifiés (plan d'ajustement de juillet)
  • 6,7 %d'écart de salaire en faveur des hommes chez les cadres de 50 ans et plus (6,9 % en 2024)
  • 54salariées revenues de congé maternité, toutes augmentées, dont 5 promues

L'essentiel

  • World of Frozen : où manger ?En ouverture de séance, une élue a relayé l'inquiétude des équipes de World of Frozen : quand Baloo sera fermé le soir et le week-end, il faudra aller à ImagiNations, à 15 minutes de trajet, avec des pauses de 45 minutes ou moins. Les plannings étant fixés trois semaines à l'avance, la réponse est urgente. La Direction réfléchit à des points de restauration supplémentaires à proximité, mais n'a donné ni précision ni date.
  • Index égalité : 99 sur 100Calculé par un cabinet extérieur sur l'année civile 2025, l'index obtient la note maximale sur quatre de ses cinq critères. Il manque un point sur l'écart de rémunération, de 0,1 % en faveur des hommes au global. Les augmentations (0,3 % de bénéficiaires en plus côté hommes) et les promotions (0,2 % en plus côté femmes) sont presque à l'équilibre. Toutes les salariées revenues de congé maternité ont été augmentées, et le top 10 des salaires compte 4 femmes.
  • Cadres de 50 ans et plus : l'écart persisteAvant le seuil de tolérance de 5 % prévu par le calcul, les écarts sont en faveur des hommes dans tous les groupes, le plus souvent entre 0,7 % et 3,8 %, et de 6,7 % chez les cadres de 50 ans et plus. Les élus ont demandé un plan de rattrapage. La Direction répond que 600 000 € sont consacrés chaque année aux écarts non justifiés, pour toutes les catégories : tout écart de plus de 3 % est analysé et corrigé s'il n'est pas justifié. Ce budget, créé il y a 20 ans par l'accord Égalité, est maintenu.
  • Un index qui ne dit pas toutLes élus ont pointé ses limites : effets de moyenne, écarts de moins de 5 % ramenés à zéro, note maximale possible malgré des écarts, temps partiels exclus. Ils ont demandé des chiffres par établissement. La Direction reconnaît des biais, mais estime que l'index repère les tendances de fond. Elle étudiera une présentation par périmètre dans le cadre de la transparence salariale. Selon elle, toutes les demandes de temps partiel sont acceptées et aucun salarié n'attend un temps plein.
  • Bientôt plus de transparence sur les salairesLa directive européenne doit être transposée au plus tard le 7 juin 2026. Selon la CGT, chaque salarié pourra demander le salaire moyen, par sexe, des salariés qui font le même travail ; l'employeur devra répondre sous deux mois, et c'est à lui de prouver l'absence de discrimination. La Direction attend plutôt juin 2027 pour avancer officiellement. Elle veut afficher la fourchette de rémunération dans le bilan social individuel et former les leaders et les HR-BP. Un audit à blanc n'est « pas exclu ».
  • Demander un ajustement de son salaireLa Direction traite plusieurs dizaines de demandes par an : elle interroge le HR-BP et le leader et examine la performance des trois dernières années. Dans 90 à 95 % des cas, les explications données n'aboutissent pas à un ajustement, souvent par confusion entre ancienneté et expérience. Une correction n'est pas rétroactive. Les élus ont dénoncé des nouveaux embauchés mieux payés que les anciens qui les forment ; pour la Direction, c'est « le prix de la stabilité », rattrapable par le plan annuel à expérience égale.
  • Vie de famille et carrièreUn élu a rapporté qu'une salariée avait été interrogée avec insistance sur sa vie de famille et son désir d'enfant lors d'une promotion : la Direction a rappelé que ces questions sont absolument interdites. Elle encourage les entretiens avant et au retour du congé maternité et propose des berceaux en crèche. Les élus UNSA ont salué les progrès de l'index et demandé une réflexion sur les parents isolés : l'aménagement d'horaires prévu par l'accord Égalité de 2013 reste au bon vouloir du management.
  • Mobilité : un coefficient qui peut baisserUne élue a dénoncé des salariés déclassés en changeant de département, par exemple du coefficient 215 au 181, malgré des compétences d'encadrement acquises. La Direction explique ces baisses par un changement de métier sans la qualification attendue : elle accompagne la transition, sans reprise de carrière, et n'impose pas de baisse sans en informer le salarié. Pour World of Frozen, un appel à volontaires a permis de pourvoir 70 % des postes en mobilité interne, et la plupart des premiers choix ont été exaucés.
  • Les comptes du CSE 2024-2025Le cabinet d'expertise comptable a présenté les comptes de l'exercice clos le 30 septembre 2025. Une élue a relevé que le résultat 2023, non approuvé, n'apparaît pas comme tel au bilan : le détail figure en annexe. Les 888 652 € de dettes correspondent à un compte de liaison interne. Un abattement fiscal n'avait pas été demandé l'an dernier : une demande rétroactive est en cours. Le CSE emploie 12 salariés (accueil, partenariats, budget, administratif, dont des alternants et deux CDD).

En un coup d'œil

Écarts de salaire en faveur des hommes, avant seuil de toléranceIndex de l'égalité professionnelle : les deux groupes commentés en séance. Au global, l'écart retenu par l'index est de 0,1 % en 2024 comme en 2025.
  • Cadres 50 ans et +, 20246,9 %
  • Cadres 50 ans et +, 20256,7 %
  • Tech. et AM 29 ans et -, 20244,6 %
  • Tech. et AM 29 ans et -, 20253,7 %

Le calendrier

  1. 1Fin février 2026Publication de l'index égalité et des écarts de la loi Rixain
  2. 21er mars 2026Loi Rixain : au moins 30 % de femmes et d'hommes parmi les cadres dirigeants et les instances dirigeantes
  3. 39 mars 2026Mise à jour des distributeurs automatiquesUne nouvelle application sera nécessaire, mais le paiement en espèces reste possible.
  4. 47 juin 2026Date limite de transposition de la directive européenne sur la transparence des salaires
  5. 5Juin 2027Échéance attendue par la Direction pour avancer officiellement sur la transparence salariale
  6. 61er mars 2029Loi Rixain : objectif porté à 40 %

Vos questions

Puis-je déjà demander à comparer mon salaire ?

Oui, selon la Direction, ces demandes peuvent déjà être faites. Elle examine alors la situation avec votre HR-BP et votre leader, en regardant notamment votre performance des trois dernières années.

Si un écart injustifié est reconnu, est-il rattrapé sur les années passées ?

Non, la correction n'est pas rétroactive sur trois ans. La Direction indique qu'un écart repéré est corrigé l'année même, puisque le plan d'ajustement est appliqué chaque année, en juillet.

Peut-on m'interroger sur mes projets familiaux lors d'une promotion ?

Non. La Direction l'a rappelé en séance : ces questions sont absolument interdites lors d'un entretien.

Mon coefficient peut-il baisser si je change de poste ?

Oui, si vous changez de métier sans avoir la qualification attendue dans le nouveau. La Direction indique accompagner la transition, sans reprise de carrière, et ne jamais baisser un coefficient sans en informer le salarié.

Ma demande de passage à temps partiel sera-t-elle acceptée ?

Selon la Direction, toutes les demandes de temps partiel reçoivent une réponse positive.

Que prévoit la loi Rixain ?

Une représentation équilibrée des femmes et des hommes parmi les cadres dirigeants et les instances dirigeantes : au moins 30 % de chaque sexe à partir du 1er mars 2026, 40 % à partir du 1er mars 2029. Les vice-présidents comptent 50 % de femmes, mais 67 % d'hommes chez les 40-49 ans.

Bon à savoir · Parent isolé ? L'article 36-1 de l'accord Égalité de 2013 prévoit la possibilité d'un aménagement d'horaires. Parlez-en à vos élus UNSA, qui demandent que ce droit ne dépende plus du bon vouloir du management.

Bon à savoir · Le CSE a aussi rendu, à bulletin secret, trois avis sur des projets de rupture conventionnelle de salariés protégés. L'inspection du travail décide ensuite, dans un délai de deux mois.

Cette fiche résume le document pour le rendre plus facile à lire. Le document original n'est pas diffusé en ligne car il contient des informations personnelles : vos représentants UNSA peuvent vous renseigner.

Dans la même rubrique

Une question sur ce texte ?

Vos représentants UNSA connaissent les accords et vous aident à faire valoir vos droits.

Ces droits, on les négocie pour vous

Rejoignez l'UNSA Disneyland Paris pour peser dans les prochaines négociations.

J'adhère

Retour : PV du CSE